Fin de la croisière

Nous sommes arrivés aujourd’hui en début de soirée, de retour à Sète, il est temps de faire le bilan de Cap sur l’écriture !

laisse direUn équipage de 10 personnes embarquent pour 14 jours sur Laisse Dire pour une croisière en corse. Les membres de l’équipage se rencontrent le 10 septembre et préparent l’avitaillement. Départ de Sète le lendemain à l’aube en direction de la Corse. S’en suivent 2 jours et demi de traversée dans la mer méditerranée avant d’entrapercevoir les côtes corses. Laisse Dire opère un premier mouillage près de la réserve de Scandola dans la baie de Focolara. Peu après, la météo nous oblige à nous abriter dans le port de Calvi pendant 5 jours au total. Nous effectuons un second mouillage dans le golfe de la Revellata en face de la plage d’Alga et nous y restons quelques jours. Durant notre dernier jour en Corse, nous passons par le golfe de la Girolata avant de reprendre la mer, direction le continent. Sur le retour on rencontre plus de vent qu’a l’aller.

Pendant toute la durée de la croisière, Erwan Naour du groupe Wallace, a mené des ateliers chanson. Premièrement en rendant accessible les règles de base de la versification puis en travaillant sur un exemple collectif. Enfin, Erwan a travaillé avec chacun des membres de l’équipage individuellement pour qu’ils puissent créer leur propre chanson. Le résultat final sera présenté lors des portes ouvertes de l’association le dimanche 16 octobre à la bas Tabarly à Sète.

Merci à la fondation Bouygues et à la fondation Agir sa Vie d’avoir soutenu notre projet et permi que cette croisière soit possible.

Voici l’avis de certains des membres de l’équipage sur cette croisière :

Gaëtan
Quelle super beau voyage. Une randonnée jusqu’à la cathédrale de Calvi et un retour à la voile et au moteur. C’était super bien le voyage, les personnes, cela m’a apporté pour savoir comment vivre en communauté. A celui qui dit que ce n’est pas possible de vivre en communauté, appelez Cap au Large, les marins vous l’apprendront. Une leçon de vie pour te montrer tous ce que la vie peut t’apporter en un instant. Et si t’es pas convaincu, dis le à Cap au Large, ils te la donneront.
Je me suis vraiment régalé, pleins d’émotions pour ce voyage. Apprendre à écrire et à composer des chansons. Beau et superbe voyage. Impatient d’arriver, impatient de rentrer et de retrouver les gens que j’aime. Ma maman, ma rigolote et gentille maman qui me manque. Mes tatas qui vont me demander comment était ce voyage. Mes cousins et cousines, petits ou grands, vraiment cela va être un bonheur, je vais vous retrouver. Je vous aime tous te toi ma maman cœur, je t’aime à la folie.
Voilà, au-revoir la Corse. Bonjour l’étang de Thau ou Sète. Enfin je n’ai qu’un seul mot à te dire, maman ne t’inquiètes pas, « a deman », ce qui signifi à demain en occitan.

Thomas
Ben on a fait une croisière au moteur quoi : pas de vent. Et au port : de houleux orages. Il y a eu des gens aussi. Heureusement en quelques sortes.
Milan, qu’on a entendu au moins aussi souvent et continuellement que le moteur, mais sans qui je n’aurais pas été convié sur ce bateau.
Son camarade et coloc, Régis, alias Rage, qui par ses performances quotidiennes aura su pimenter notre plate navigation de certains remous : certain plus agréable que d’autres, notamment pour lui même.
Gaëtan dont les qualités de barreur sont à la hauteur de ses exigences culinaires : un défi pour les cuistots.
Julia qui quand elle ne s’excuse pas nous offre un humour piquant et une répartie détonante.
Erwan : Gest star en mission pour nous faire chanter. Il aura néanmoins trouvé le temps pour de passer de bonnes vacances. Grande émotion lorsqu’on a dû le débarquer pour le remettre à sa Bertille.
Filou : un des deux cuistot du navire dont l’attention autant que les gentilles filouteries nous auront régalé à l’égal de ses délicieux mets.
Seb : le deuxième excité des fourneaux, qui, pipe à la bouche, se donne avec les mots comme il jongle avec les casseroles : à grosses et généreuses gouttes.
Nina : Ah ! La commanditaire de ce « bilan », dont la lucidité est aussi prononcée que son désir de retrouver la terre ferme : urbaine et connectée si possible.
Le Capitaine (Matthieu) : la récurrence de ses puissants soupirs n’aura suffit à gonfler les voiles. Heureusement la bonne humeur de ses chemises nous aura facilité les 5 jours au port sous les orages.

 

Filou 
Énième croisière à Cap au Large, pour moi… et celle là fait partie de mes plus belles… Pourquoi ? J’y ai trouvé ce que je cherche quand je viens naviguer avec Cap.
Partager avec différentes personnes, rencontrer des jeunes et des moins jeunes, souvent avec des handicaps, qu découvrent la voile ou qui se dépassent, comme Gaëtan avec qui j’ai fait deux croisières déjà. Partager nos expériences, vivre de choses intenses (réel plaisir de le voir nager au large, de le voir barrer 4 heures de suite). De voir ces jeunes valides qui répondent présents dans l’entraide et qui découvrent les difficultés de chacun…
Là de plus, il y avait ce thème d’écriture de chanson avec Erwan qui découvrait la voile. Cap au Large a toujours eu un lien avec la musique et Laisse Dire existe grâce à des musiciens et à des bénévoles et là il l’a vécu… Ecrire sur un bateau, n’est-ce pas magique ? De l’écriture au « studio d’enregistrement » à la pointe avant… Aux aménagements de Milan (musicien au seul bras). Nous avons pu nous exprimer dans la joie et la bonne humeur. Et vous pourrez écouter cela bientôt.
Je voudrais remrecier les fondation Agir sa Vie et Bouygues qui nous ont permi ce voyage, l’équipage pour sa fraternité et mon/le capitaine, Matthieu, pour sa bienveillance, son savoir, son partage et son amitié…
Alors pourquoi pas à vous de vivre de beaux moments sur la mer avec Cap au Large ?
Venir naviguer c’est aider notre association !

 

navigation sur laisse dire

 

Régis 
Comment !!?? Au grand Poséidon chevauchant ton Kraken rugissant, nourris aux saumons transgéniques eux même abreuvés d’un infâmesuccédané d’amidon de soja modifié, Dites moi Comment?? Comment résumer en quelques lignes saisies à la hâte l’ampleur de l’aventure humaine, artistique, rocambolesque et fraternelle qui viens de s’écouler sous nos yeux enivrés, survivant aux émois d’une séparation aussi brutale que déchirante.
Mis à part l’exotisme de quelques navrantes intrigues, aussi fameuses que cocasses qui marqueront intemporellement de l’empreinte de mon pied gauche et ce pour quelques générations, les esprits Calviciens et le môle de leurs port insignifiant, « l’Odyssée a été d’une douceur absolue ». Le navire menée d’une main Scandinavieusement intrépide par un Capitaine commandant aux écumes et aux vents insolents ; … Pour son expertise en application percutanée de baume au cœur, grâce à sa technique de navigation à l’aveugle dans les eaux les plus sinueuses, pour sa maîtrise des hurlements rageurs des éléments aqueux, il mérite d’être cité en exemple au titre du Viking à la chemise la plus décalée ayant de mémoire d’homme traversée la méditerranée.

Merci aussi à « Laisse Dire » de nous avoir porté et à tous les camarades d’aventure (infortune?) de m’avoir supporté et nourris comme un Roi (que je suis) et d’avoir partagé avec une générosité débordante cette aventure fantastique.
Chapeau bas à notre Photo/Reporter de Choc Nina. Merci Nina pour les magnifiques clichés que tu as sus toujours avec grâce dérober aux dieux des temps qui coulent, parfois même au péril de ta propre existence (Allez!! ne fait pas la modeste).
Merci également à tous ces hommes de l’ombre qui dans la froideur obscure et moite de leurs bureaux miteux et poisseux, ont contribué à matérialiser ce rêve ineffable en un rendez-vous spatio-temporel immaculé (à exemption des séances de vomissements noctambules quotidiennes..)

Big up à vous les artistes ! Merci enfin aux Mers et aux Océans qui de tous temps ont sut porter les hommes et leurs caprices avec autant de ferveur et d’abnégation qu’il existe de marins ne sachant marabouter un bout un soir d’été.
Nos échos survivront à nos Vaines sensations

 

Julia
Entre les premiers jours où je réalisais à peine que je partais pour 15 jours de croisière et aujourd’hui où je me rends difficilement compte que je rentre chez moi, difficile de dire ce qui a changé.
Matthieu, Philippe, Erwan, Gaëtan, Sébastien, Nina, Régis, Milan, Thomas, tous ces prénoms étrangers ont pris sens, consistance et couleur révélant des personnalités atypiques. Chacun à ses opinions, des expériences à raconter. Combien de fois n’avions-nous pas refait le monde ?!
Autour de nous un mer d’un bleu que je n’aurais jamais pu imaginer. Profond, limpide… Quelle sensation extraordinaire que de ce baigner en pleine méditerranée. Je garde aussi un beau souvenir d’une nuit à la belle étoile sur le pont.
Mais il faut se laisser après cette expérience intense. Que les au-revoirs me sont difficiles ! Heureusement nous nous reverrons pour préparer le concert du 16 octobre ! Quelle joie !

 

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